Je sens parfois en moi cet instinct farouche de prendre le bois, de partir au hasard des clairières, et de me laisser guider par une voix qui m’appelle entre les branches au-delà des barrières, vers un lieu qui s’agite au bout des vents. Alors je me sens prêt à suivre quelque bête sauvage en fuite et me perdre avec elle au fond des vallées jusqu’à la nuit.
La société des poètes disparus
Il y a 5 ans
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